Disparition du diesel en France : quel avenir pour cette énergie ?
En 2012, 73 % des voitures neuves immatriculées en France roulaient au diesel. En 2023, cette part tombe sous les 10 %. Plusieurs grandes agglomérations interdisent déjà ou prévoient d’interdire la circulation des véhicules diesel les plus anciens.
Les normes européennes antipollution continuent de se durcir. Les constructeurs réorientent leurs gammes et réduisent leur offre de modèles diesel. Le marché de l’occasion se transforme, impactant la valeur de revente et le choix des automobilistes.
Plan de l'article
- Le recul du diesel en France : comprendre les causes et les chiffres
- Quelles sont les principales mesures qui accélèrent la disparition du diesel ?
- Faut-il encore acheter une voiture diesel en 2024 ? Points de vigilance pour les automobilistes
- Panorama des alternatives et perspectives pour les années à venir
Le recul du diesel en France : comprendre les causes et les chiffres
En quelques années, le paysage automobile français s’est métamorphosé. Le diesel, longtemps leader incontesté, recule à vue d’œil, talonné par l’essor de l’essence, de l’hybride et de l’électrique. Il y a douze ans, trois voitures neuves sur quatre étaient encore équipées d’un moteur diesel. Aujourd’hui, sa part de marché se retrouve reléguée sous la barre des 10 % sur le segment du neuf : un basculement net, sans retour en arrière.
À l’origine de cette chute, plusieurs secousses. Le scandale Volkswagen de 2015, d’abord, a profondément écorné la réputation du diesel, éclaboussant toute une industrie. Les constructeurs tels que Renault ou Stellantis n’ont pas tardé à réagir, révisant l’ensemble de leurs gammes pour accorder la priorité à l’essence et à l’hybride. Côté automobilistes, l’horizon se couvre : la multiplication des zones à faibles émissions dans les grandes villes françaises, Paris, Lyon, Grenoble, transforme la circulation. Les véhicules diesel anciens, identifiés par leur vignette Crit’Air, sont progressivement mis à l’écart.
Sur le marché de l’occasion, la tendance est limpide : la cote des voitures diesel s’effondre, tandis que l’essence et l’électrique gagnent du terrain. Ceux qui roulent encore au diesel s’adaptent tant bien que mal, pris en étau entre des restrictions de plus en plus strictes et une valeur de revente en chute libre. La dynamique s’accélère, portée par une réglementation européenne plus exigeante et des stratégies industrielles qui tournent la page du diesel.
Quelles sont les principales mesures qui accélèrent la disparition du diesel ?
La législation européenne serre la vis année après année, ajoutant de nouvelles contraintes à chaque étape pour les moteurs thermiques, et tout particulièrement pour le diesel. Le vote du parlement européen en faveur de l’arrêt de la vente des véhicules thermiques neufs dès 2035 a marqué un tournant. Les seuils d’émissions imposés par les normes Euro 6 puis Euro 7 deviennent si stricts que leur respect s’avère coûteux, surtout pour les petites voitures et les citadines.
Dans les centres urbains, la règle du jeu change aussi. Les zones à faibles émissions (ZFE) se généralisent et rendent la vie difficile aux propriétaires de vieux diesels. Paris, Lyon, Marseille, Grenoble… la liste des villes concernées s’allonge, et la marge de tolérance diminue d’année en année. Les automobilistes doivent redoubler de vigilance sous peine de sanctions.
Le volet financier n’est pas en reste. Le malus écologique frappe fort : les modèles diesel les plus polluants se voient appliquer des pénalités de plus en plus lourdes, rendant la concurrence avec l’essence, l’hybride ou l’électrique difficile. Les compagnies d’assurance, elles aussi, modifient leurs critères. La motorisation, l’étiquette Crit’Air, les restrictions à venir : tout cela pèse sur le montant des primes.
Les constructeurs prennent acte. Renault, Stellantis, Citroën et d’autres réduisent leur catalogue diesel, misant désormais sur des alternatives plus en phase avec l’air du temps. Les signaux sont clairs : le diesel, longtemps incontournable, s’efface progressivement du paysage français.
Faut-il encore acheter une voiture diesel en 2024 ? Points de vigilance pour les automobilistes
Le diesel conserve quelques atouts pour certains profils, mais l’automobiliste averti doit désormais redoubler de prudence. Le premier critère à examiner, c’est le nombre de kilomètres parcourus chaque année. Pour les gros rouleurs, notamment sur autoroute, certains modèles diesel récents restent compétitifs, surtout dans l’occasion où les prix s’ajustent à la baisse. Mais la prudence reste de mise.
Le contexte réglementaire pèse lourd dans la balance. Avec la généralisation des ZFE, la possession d’un diesel ancien peut rapidement devenir un casse-tête en zone urbaine. La fameuse vignette Crit’Air détermine l’accès ou non à de nombreux centres-villes. Avant d’investir, il est donc impératif d’étudier l’évolution des restrictions locales.
Pour mieux cerner les points à analyser avant un achat diesel, voici les éléments incontournables :
- Vérifiez la conformité Crit’Air du véhicule
- Projetez-vous sur cinq ans : mobilité, revente, accès urbain
- Calculez le coût total : carburant, entretien, assurance auto, fiscalité évolutive
Le marché de l’occasion s’ajuste en conséquence. Les prix des diesels sont orientés à la baisse, mais la décote s’accélère. Certains modèles risquent de ne quasiment plus rien valoir à la revente. Côté assurance, la motorisation diesel peut aussi occasionner une augmentation des primes. Celui qui veut opter pour le diesel doit donc jongler avec des paramètres mouvants, entre fiscalité, contraintes de circulation et perspectives incertaines.
Panorama des alternatives et perspectives pour les années à venir
Le diesel s’efface, laissant place à un secteur automobile en pleine transformation. Les moteurs essence reprennent du poil de la bête, profitant d’une palette de modèles élargie et de consommations réduites. Les progrès techniques, rendement thermique amélioré, gestion optimisée de l’injection, véhicules plus légers, rendent l’essence à nouveau attractive, notamment pour des trajets mixtes ou urbains.
L’essor est manifeste du côté des voitures hybrides et électriques. Aujourd’hui, plus de 30 % des immatriculations neuves en France concernent des véhicules électrifiés. Les gammes hybrides, qu’il s’agisse d’hybrides classiques, rechargeables ou micro-hybrides, se multiplient. Ces motorisations séduisent tout particulièrement dans les zones où les restrictions ZFE imposent la flexibilité.
Pour ceux qui parcourent de longues distances, l’hybride rechargeable représente une solution pragmatique : autonomie électrique pour les trajets quotidiens, moteur thermique pour les voyages plus longs. Les entreprises, quant à elles, structurent leurs flottes en piochant dans l’essence, l’hybride et l’électrique selon les besoins.
Le prix demeure un critère de choix déterminant. Les modèles électriques neufs affichent encore des tarifs élevés, mais le marché de l’occasion progresse et les dispositifs d’aide publique apportent un coup de pouce. Du côté des bornes de recharge, la couverture s’étend, même si des disparités subsistent d’une région à l’autre.
Le thermique n’a pas totalement tiré sa révérence. Les dernières générations de moteurs essence ou hybrides misent sur la sobriété, tandis que les marques françaises ajustent leur offre selon le calendrier réglementaire européen. La mutation s’effectue progressivement : pas de rupture brutale, mais une montée en puissance claire des alternatives d’ici 2030. Demain, la France roulera autrement, et ce mouvement est déjà bien engagé.
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